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Cuenca

Après la jolie balade autour de la lagune Toreadora, un peu fatiguante à 4000 mètres d’altitude, nous redescendons doucememt vers la ville de Cuenca, à une 30aine de km du Parc Cajas et perchée à « seulement » 2500 mètres d’altitude.

4 dans les rues de Cuenca

Cette jolie ville coloniale, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1999, possède un centre historique datant du XVIe siècle et 2 cathédrales toutes deux situées autour du parc Calderón :
– l’ancienne cathédrale, appelée El Sagriario qui est aujourd’hui désacrée et abrite un musée d’art religieux.
3 old cathedral
– en face, se trouve la nouvelle cathédrale, ou catedral de la Inmaculada Concepción, entièrement bâtie en briques rouges et dont la construction débuta en 1885.
Cette cathédrale, surmontée de dômes en céramique bleus, se repère facilement depuis les points de vue sur la ville. L’intérieur est plutôt classique, si ce n’est les écrans de télévision accrochés sur les colonnes de la nef, qui assurent une retransmission en direct de ce qui se passe à l’autel pendant la messe pour les fidèles n’ayant trouvé de place que dans le fond de l’église !
1 nouvelle cathédrale
2 nouvelle cathédrale
Pour poursuivre notre visite des sites religieux de Cuenca, les filles insisteront pour aller visiter le musée du couvent de l’Immaculée Conception.
En plein centre historique très emprunté par les voitures, nous nous retrouvons bien au calme dans les coursives de l’ancienne infirmerie du couvent qui lui sert aujourd’hui de musée.  Les jardins très bien entretenus et très fleuris embaument le jasmin, et nous pourrons y apercevoir quelques jolis colibris, ayant élus domicile dans l’arbre à chirimoya, un fruit tropical proche du corosol.
12 musée couvent conceptas
Un peu plus loin, le long du Rio Tomebamba, nous irons visiter le Museo del Banco Central « Pumapungo ».
Ce vaste édifice moderne en béton renferme plusieurs expositions que l’on peut visiter gratuitement !
Au premier étage, se trouve la partie ethnographique du musée : on est complètement immergés dans les différentes cultures indigènes et créoles d’Équateur… des Afros-Équatoriens de la province côtière d’Esmeraldas, aux habitants de la Sierra (montagne), en passant par les tribus de la forêt équatoriale avec leurs magnifiques parures en plumes d’oiseaux colorés. Nous pourrons même observer quelques rares tzantzas, ces têtes réduites de la culture shuar du sud de l’Oriente. Bon, en toute rigueur on devrait plutôt parler de visages réduits à l’eau bouillante puis reremplis de pierres, terre et autre paille, et sensés donner la force et la puissance de l’enemmi vaincu !
5 pumapango
6 pumapango
La visite se termine par un grand tableau noir où les visiteurs peuvent laisser une petite trace de leur venue… les filles ne se sont pas fait prier pour y apporter la touche des PAZA !!
7 petit souvenir de notre visite
Au 1er sous-sol, se tient le musée  numismatique, un peu logique pour le musée de la banque centrale !
Sont présentées dans cette vaste salle toutes les formes de monnaies utilisées à travers les âges en Équateur : depuis le troc ou les coquilles de Spondylus de la période préhispanique, au « Sucre » équatorien créé en 1884 et qui perdurera jusqu’en février 2000 (date à laquelle le dollar américain prit le relais!) en passant par la monnaie espagnole pendant la période coloniale ou les « reales » et les « escudos » qui furent les premières monnaies après l’Indépendance.
Les petites loupes mises à la disposition des visiteurs pour regarder les pièces anciennes sous toutes les coutures ont beaucoup plu aux filles !
8 musée numismatique
Derrière le musée, s’étend le parc archéologique et botanique de Pumapungo.
On y trouve les ruines de l’ancienne cité inca et cañari de Tometambo, et qui était également un des nombreux points relais (tous les 16 km) sur le chemin de l’Inca, reliant tout l’empire à Cusco, sa capitale.
Les rares terrasses que l’on peut encore voir aujourd’hui, sont constituées en pierre de rivière, construction plus typique des Cañaris (culture nommée d’après le village de Cañar, situé à une 30aine de km au nord de Cuenca) que des Incas qui leur préféraient les pierres taillées et emboitées au millimètre près, comme celles que nous avons pu voir dans la vallée sacrée ou au Machu Picchu !
Mais aussi de très nombreuses plantes, classées selon leur utilisation : plantes médicinales, rituelles ou alimentaires…
Un vrai régal pour les yeux, mais presqu’une torture pour Agathe de ne pas pouvoir cueillir toutes ces si belles fleurs à portée de main !
9 parc archéologique
Après ces quelques visites culturelles et historiques de la ville, nous tenterons d’en connaître un peu plus sur sa tradition d’artisanat, et plus particulièrement le tressage des chapeaux de « paja toquilla », comme ceux de Montecristi et la céramique.
Cuenca compte 2 musées consacrés au  chapeaux de paille :
– le musée municipal, situé sur les hauteurs de la ville et où sont exposés quelques objets relatifs à la confection de ces célèbres chapeaux : paille naturelle ou colorée, chapeaux à différents stades de leur élaboration ou encore moules métalliques qui servent à leur donner leur forme si caractéristique… mais très peu de panneaux explicatifs…
10 musée municipal du sombrero
– le museo del sombrero de paja toquilla, en centre ville, bien connu des touristes, tant équatoriens qu’étrangers… mais qui n’est en fait qu’un magasin de chapeaux de paille… le visiteur entre dans une sorte de grande véranda dans laquelle de nombreux chapeaux de différentes couleurs et ornés de plusieurs types de rubans sont classés par taille… le tressage de ces chapeaux n’est pas très fin, et leur prix s’échelonne autour de 30$.
Dans une petite pièce attenante, un peu plus à l’écart de tous les doigts, sont exposés les « finos » et « super finos » dont la grande qualité saute aux yeux… mais les tarifs ne sont pas le mêmes, et les prix tournent plutôt autour de 200-300$ !
On change de catégorie !!
Mais là encore, pas d’explications sur la plante utilisée, sur sa récolte et son traitement avant d’être tressée…
11 musée chapeau
Bref, nous restons un peu sur notre faim… et nous sommes bien contents de nous être arrêtés à Montecristi et d’avoir fait la balade à cheval à Dos Mangas où Juan notre guide nous avait montré la plante !
Notre visite de l’atelie-galerie de céramiques d’Edouardo Vega sera également uniquement mercantile : les ateliers ne sont visibles que depuis une vitre dans le magasin et là encore pas d’explications sur les techniques employées… les thèmes des motifs décorant les céramiques semblent s’inspirer des splendeurs de l’Équateur : animaux des Galápagos, fous à pattes bleues, iguanes, frégates, tortues, crabes, colibris… ou scènes de la vie quotidienne des populations indigènes…
13 atelier galerie E. Vega
Nous ne resisterons pas à nous rapporter un petit souvenir et voilà que quelques jolies tasses sont venues compléter le trousseau de notre camping-car !

One Comment

  • Hélène BOUÉ

    Que de merveilles recèle cette ville ! Combien de musées avez-vous visités en une journée?

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