LesPAZAventures

La côte altantique

Le mardi 21 février (Happy Birthday Vaiiki !) vers 9h nous nous présentons devant l’atelier de Juan et Blas, le frigo fonctionne à présent sur le 220 V et au gaz, il suffit de l’allumer manuellement par l’arrière, à l’extérieur du camping-car et plus par les commandes électroniques situées sur la face avant du frigo… c’est un peu plus contraignant, mais le principal est qu’il fonctionne !!

Le remontage prend un peu plus de temps que prévu : le raccord entre l’alimentation en gaz du camping-car et le frigo n’est pas adapté et Blas et Juan n’arrivent pas à les connecter… Juan est obligé d’aller acheter un nouveau raccord à quelques cuadras de l’atelier… pendant ce temps, Blas nous propose de partager un maté avec lui, cette infusion de la plante yerba mate très répandue en Argentine (et en Uruguay aussi d’ailleurs !). Il apporte donc une petite tasse remplie de maté duquel sort une petite paille en métal. Il y verse de l’eau chaude et chacun à notre tour nous aspirons cet étrange liquide brûlant et amer… quoique Blas ayant ajouté un peu de sucre pour ne pas agresser nos papilles d’Européens !!

Après 3h30 de dur labeur en plein soleil , on peut enfin repartir avec un frigo qui fonctionne, et même mieux qu’avant, puisque Juan et Blas ont tout nettoyé (le brûleur et l’injecteur encrassés et les serpentins rouillés !)

remontage du frigo

Les 2 frères nous conseillent de rester dans les parages « en observation » pour le reste de la journée pour nous assurer que tout se passe correctement.  Nous stationnons le camping-car à l’ombre et nous empressons d’aller nous rafraichir dans les piscines du Balneario del Sol… le temps est orageux et nous avons du mal à supporter les 37°C ambiants sans air !

Nous ne repartirons que le lendemain (avec un frigo froid !) en direction du sud, après être passé dire au revoir et encore merci à Juan et Blas… les adieux sont un peu difficiles, les frères Domene ont l’air ému de nous voir repartir, et Blas les prolonge un peu en allant chercher chez lui un œuf de ñandú qu’il nous offre pour notre prochaine omelette 😉

oeuf de nandu

60 kilomètres après avoir quitté Tandil, nous retrouvons les paysages sans relief et monotones de la Pampa Argentine, avec ses petits autels en l’honneur du Gauchito Antonio Gil à chaque bosquet d’arbres en bord de route…

Plus on s’approche de la côte et plus on observe de champs d’oliviers, et donc de petites échoppes de bord de route qui vendent en plus des Quesos, Dulces & Salames * habituels, de l’huile d’olive !

Nous arrivons à Monte Hermoso, via el barrio de las Dunas, qui comme son nom l’indique se trouve au milieu des dunes : les rues du quartier sont sablonneuses et la mer n’est qu’à deux cuadras du camping Las Dunas, au top pour aller à la plage à pied !

Encore une fois, nous sommes intrigués par la manière dont les Argentins « consomment » la plage : en plein soleil toute la journée sur des petits fauteuils de plage à boire des litres de maté… Nous sommes pratiquement les seuls en lycra, lunettes et chapeau !

monte hermosoP

les argentins à la plageP

Nous resterons 2 nuits dans ce petit camping agréable et familial où les campeurs sont pratiquement tous exclusivement des habitués qui semblent se connaitre de longue date. Nous profitons de la jolie plage orientée est – ouest sur laquelle il est possible d’observer les levers et les couchers de soleil : Monte Hermoso, de sol a sol, comme dirait la campagne de promotion de la ville !

Mais il est temps de reprendre la route : il nous reste un peu moins de 900 kilomètres pour rallier la Péninsule Valdès, que nous souhaitons atteindre au plus tard le dimanche 26 février : 900 kilomètres à parcourir en 3 jours, nous prévoyons donc des étapes d’environ 300 km, sans trop nous préoccuper des atouts touristiques des endroits où nous allons passer la nuit.

Au cours des 600 premiers kilomètres, nous entrons enfin en Patagonie !! Et nous qui pensions avoir atteint le summum des paysages monotones… et bien nous étions bien loin du compte : à côté des paysages que nous traversons, les Pampas étaient bien variées !! Nous voici à présent, en train de rouler sur des routes rectilignes de plusieurs 100 aines de kilomètres sans pratiquement aucun virage ni aucune intersection, au milieu d’une sorte de maquis à perte de vue, sans un seul arbre à la ronde… les seules variations dans le paysage sont les quelques panneaux de signalisation « attention vaches » que nous croisons, sans apercevoir l’ombre d’une queue de vache sortir des arbustes buissonnants.

bienvenue en PatagonieP

C’est dans ce paysage assez désolé que nous atteignons (déjà !) nos 2000 kilomètres au compteur ! Plus que 2000 de plus pour atteindre Ushuaia !

2000 bornespetite

Et plus qu’une 100 aine pour atteindre Playas Doradas, notre dernier point d’étape avant la Péninsule Valdès !

*note de l’auteur : fromages, bonbons & saucissons

3 Comments

  • Thomas

    Et bien ils sont vraiment super ces deux frères! Et l’omelette à l’œuf de Nandu, elle était bonne? En tout cas, je vois que la préparation a été une tâche commune à toute la famille!

    Bravo pour les 2000 bornes! C’est vrai que la monotonie de la route n’est pas forcément le plus agréable et en plus avec des belles routes goudronnées comme on voit sur les photos c’est pas l’idéal pour vos lessives!! D’un autre côté, au moins vous pouvez rouler et bien avancer, c’est pas comme les routes tortueuses de Nouvelle Zélande… 😉

  • Hélène et Jean-Paul

    Bravo au Tour-opérateur qui, en bon professionnel vous ménage des surprises tout au long du parcours. Une fois c’est une panne de frigo (« votre frigo flambant neuf tombe en rade en pleine canicule, que faites-vous? »). Une autre fois c’est « Comment faire une omelette sans casser l’oeuf ? » Ou bien  » Comment vous y prendre pour vous faire des amis de fortune ? » Etc. Son nom déjà ? Ah, PAZAventures. Un nom à retenir. On attend les prochaines péripéties au prochain feuilleton. Avec impatience.
    .

  • gaelle

    vous avez dégotté 2 perles pour la reparation du camping car on dirait!!!!!
    et dire que on lit ce lessage alors que vous avez deja passe les 3000 km
    Gaëlle
    il a fallu un clou pour percer l’oeuf? c’est si dur que ça? timeo et kaalan

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